À retenir
- Quatre-vingt-dix minutes sur une lave irrégulière, aller et retour. La descente ne demande presque aucun effort.
- C'est ce qu'indique l'organisateur. Aucun véhicule ne permet de rejoindre le cratère.
- Si vous faites demi-tour à mi-chemin, vous devez refaire la moitié du trajet à pied.
- Lorsqu'aucune règle n'est publiée, cette page n'en inventera pas.
Ce qui fait réellement la différence
Les voyageurs abordent souvent cette question à l'envers. Ils s'inquiètent de l'idée d'être descendus dans un trou, sans penser aux trois kilomètres de marche qui précèdent.
Physiquement, la descente ne demande rien. Vous restez debout sur une plateforme, en vous tenant à une rambarde, pendant qu'un treuil fait le travail, puis vous restez debout sur une pente pendant une heure. Cette partie est accessible à des personnes de tout âge et de presque tous niveaux de forme physique.
La marche est tout autre chose. Quarante-cinq à cinquante minutes dans chaque sens sur une coulée de lave vieille de quatre mille ans, recouverte d'une épaisse couche de mousse. Le terrain n'est ni escarpé ni parcouru à vive allure, mais chaque pas se fait sur un sol légèrement différent du précédent, ce qui fatigue d'une manière qu'une distance sur terrain plat ne fatigue pas.
Le vrai test n'est donc pas de savoir si vous êtes courageux. Il s'agit de savoir si vous auriez envie de marcher quatre-vingt-dix minutes sur un terrain irrégulier, quelles que soient les conditions météo.
La restriction publiée
L'organisateur exclut cette excursion pour toute personne à mobilité réduite, et il s'agit d'une description du terrain plutôt que d'une simple clause juridique.
Cela découle de la géographie des lieux. Il n'y a pas de route vers le cratère, aucun accès en véhicule quel qu'il soit, ni itinéraire raccourci. Le seul moyen d'atteindre l'ouverture est d'emprunter la même marche que tout le monde, et aucun aménagement ne permet de l'éviter.
Il faut prendre cette information au sérieux. Une personne à l'aise sur un sentier aménagé mais en difficulté sur un terrain accidenté risque de passer une matinée très éprouvante, et le moment où cela deviendra évident sera loin de la cabane.
Genoux, dos et chevilles
C'est la question précise la plus fréquente, et la réponse appelle des nuances plutôt qu'un simple oui ou non.
Le terrain est le point essentiel. La lave irrégulière sous la mousse impose de constants petits ajustements des chevilles et, parfois, des pas plus grands pour monter ou descendre des blocs. C'est plus éprouvant pour un genou fragile qu'une pente régulière, et plus difficile pour une cheville que n'importe quelle distance parcourue sur un sentier.
La marche ne comporte pas de descente importante, ce qui aide, car ce sont généralement les descentes qui mettent les genoux à rude épreuve. Des chaussures montantes offrant un véritable maintien de la cheville font ici une réelle différence, et non une différence marginale, ce qui explique en partie pourquoi l'organisateur est si précis concernant les chaussures.
Les bâtons de marche ne sont pas mentionnés lors de la réservation, mais ils ne seraient pas déraisonnables sur ce terrain si vous les utilisez habituellement.
Le sentier à travers le champ de lave en direction des cônes
Cœur, poumons et froid
L'effort est modéré et soutenu plutôt qu'intense. Il n'y a pratiquement pas d'ascension et nul besoin de se presser. Sur ce seul critère, c'est une sortie plus douce que ne le laisse entendre l'expression randonnée sur un volcan.
Le facteur qui complique les choses est le froid. Vous marchez et vous vous réchauffez, puis vous restez debout sur un rebord exposé au vent pendant une attente d'une durée indéterminée, puis vous restez immobile dans une chambre froide depuis quatre mille ans, avant de marcher à nouveau. Cette alternance entre effort et immobilité dans l'air froid sollicite davantage le système cardiovasculaire que l'un ou l'autre pris séparément.
Toute personne suivie pour une affection cardiaque ou respiratoire devrait considérer qu'il s'agit d'une question à poser à son propre médecin, plutôt qu'à un organisateur d'excursions ou à un site web. Ni l'un ni l'autre ne connaît les éléments utiles de votre cas particulier, et la réponse honnête consiste à consulter quelqu'un qui les connaît.
Grossesse et autres situations sans règle publiée
L'organisateur ne publie aucune règle concernant la grossesse pour cette excursion, et ce site ne va pas en rédiger une à sa place.
Ce que l'on peut dire factuellement, c'est ce qu'implique la journée : quatre-vingt-dix minutes sur un terrain irrégulier sans accès en véhicule ni possibilité de retour rapide, une plateforme ouverte sur un treuil, une heure debout sur une pente meuble dans le froid, et un total de six heures loin de tout.
C'est l'information dont un professionnel de santé aura besoin, et c'est la bonne base pour prendre une décision. Si vous souhaitez une réponse définitive de l'organisateur plutôt qu'une déduction, posez-lui la question au moment de la réservation. Il répond régulièrement à ce type de question et sa réponse fait autorité d'une manière qu'une page comme celle-ci ne peut pas avoir.
Si vous avez vraiment un doute
Deux repères utiles. D'abord : avez-vous marché sans difficulté pendant 90 minutes sur un terrain naturel accidenté au cours de l'année écoulée ? Si oui, cette activité est tout à fait à votre portée. Si cela fait longtemps, la journée sera modérée plutôt que facile.
Ensuite : êtes-vous à l'aise sur une plateforme ouverte et équipée d'une rambarde, en hauteur ? La chambre n'est pas claustrophobique, mais l'accès est clairement exposé, et le fait de vous en sentir capable le matin même n'y change rien.
Il est également utile de distinguer les deux questions que l'on a tendance à confondre. Être physiquement capable de participer à la journée et avoir envie de se tenir sur une plateforme ouverte sont deux choses sans rapport, et l'on peut être tout à fait à l'aise avec l'une sans l'être avec l'autre. Répondez-y séparément, plutôt que de vous fier à une impression générale pour savoir si cette activité vous convient.
L'annulation gratuite de la réservation vous laisse le temps de décider, et l'opérateur préfère largement répondre à une question à l'avance plutôt que de voir quelqu'un faire demi-tour au cratère. N'hésitez pas à lui demander. Cela ne prend qu'un instant, et c'est son rôle.
